Le Grunau Baby III est une extrapolation du Grunau Baby I construit en 1931 par E. Schneider et W. Hirth. Ce planeur tire son nom d’une part de la région où Hirth possédait une école de vol à voile (Grunau en Silésie, Pologne) et d’autre du confort de l’appareil pour le pilote qui s’y installait (baby).
Quand nos deux ingénieurs eurent achevé sa mise au point en le rendant plus robuste, facile à construire, et économique à l’achat, son industrialisation débuta en 1933 sous le nom de Grunau Baby II.
Plusieurs records (Kurth Schmid effectua en 1933 à son bord un vol de 36,5 heures et en 1934 la célèbre aviatrice allemande Hanna Reitsch effectua un record féminin de distance) contribuèrent à la commercialisation de cet appareil et à son succès.
Afin de former ses pilotes à moindres frais d’ailleurs la Luftwaffe acquit un grand nombre de ces planeurs (6000 exemplaires, et depuis aucun planeur n’a été construit à autant d’exemplaires) qui se retrouvèrent ainsi associés indirectement au conflit de la Deuxième Guerre mondiale.
Le Schleicher Grunau Baby III est une extrapolation d’après guerre et il a été construit sous licence dans de nombreux pays (France, Grande-Bretagne, etc.) L’exemplaire du musée de l’Air de Bruxelles est le seul qui reste des 9 appareils que la Force aérienne belge employa pour la formation de ses pilotes débutants dans les années 50 et 60.
A l’origine le Phantom fut développé comme chasseur embarqué tout-temps pour porte-avions. Il fut tellement bon dans ce rôle qu’on en tira une version terrestre, puis à partir de 1962 une version de reconnaissance dont le Mc Donnell RF-4C Phantom II qui est l’une des versions dont le premier vol remonte à 1964.
Comme on peut le voir, le "Nose Art" garde tous ses droits sur les avions de l'USAF et les deux réacteurs, dont l'un est ici retiré du fuselage, sont des General Electric J79-GE-15.
503 exemplaires de ce type d’appareil ont été produits et celui-ci est aux couleurs du 363rd Tactical Fighter Wing basé en Caroline du Sud (Shaw AFB), où il vola de 1982 à 1989. Ce dernier est visible au musée de l'air de Bruxelles .
Le Dassault MD 450 ouragan fut le premier avion à réaction français produit en série. Le premier des trois prototypes était équipé d’un réacteur Rolls-Royce Nene Mark 102 d’un peu plus de deux tonnes de poussée et il effectua son premier vol le 28 février 1949.
Une fois que les essais avec les deuxième et troisième prototypes furent achevés la production débuta d’abord douze avions de présérie, puis 350 de série sous les noms MD 450 A pour les cinquante premiers et MD 450 B pour le restant. Un nouveau réacteur plus léger, le Rolls-Royce 104B fut adopté, et assurant une poussée équivalente à celui du premier prototype.
L’Indian Air Force commanda également 71 MD 450 rebaptisés Toofani (ouragan en hindi) et motorisés eux avec un Rolls-Royce 105 A qui resteront en service jusqu’en 1967. Israël acquit également en 1955 toute une série de MD 450 d’occasion. Certains de ces appareils (18) furent revendus par Israël à El Salvador en 1975 et furent encore exploités jusqu’au début des années 90.
L’exemplaire du musée de Bruxelles a été offert par le gouvernement français, et a appartenu à l’école de pilotes de chasses « Christian Martell » (dont on peut voir d’ailleurs l’insigne sur le fuselage) basée à Tours. Son numéro de construction est 320.